Mission

L’objectif du Centranim est de s’occuper des jeunes de la Gruyère. La priorité du centre est un travail de prévention.

Le Centranim définit ses objectifs comme suit :

Accueillir les jeunes
Accompagner les projets
Soutenir les jeunes dans leurs préoccupations
Développer l’axe communautaire
Favoriser la participation aux activités de jeunesse (rencontrer, informer, orienter)
Collaborer avec les instances communales, régionales et cantonales

Axes d’interventions

Pour atteindre ses objectifs, le Centranim se repose sur quatre axes d’intervention :

La prévention

En offrant un accueil, des relations et des activités de qualités, en soutenant la réalisation de projets personnels et collectifs, en développant l’estime de soi et la solidarité, l’animation socioculturelle doit jouer auprès des jeunes un rôle préventif par rapport aux facteurs de risques auxquels ils sont confrontés (échec scolaire, chômage, difficultés familiales qui peuvent entraîner des symptômes tels que toxicomanie, dépression, délinquance, etc.).

L’intégration sociale

L’animation socioculturelle et le centre d’animations doivent constituer pour les adolescents un lieu de ressources (activités, informations, orientations, soutiens). L’animation doit identifier les besoins des jeunes, notamment ceux qui sont isolés pour des raisons culturelles et/ou financières, et tenter de promouvoir des activités susceptibles de favoriser leur intégration sociale.

Le développement personnel et la compétence sociale

L’animation socioculturelle, en veillant à promouvoir l’auto-organisation des usagers, doit offrir aux jeunes l’occasion d’acquérir ou retrouver une estime de soi et des capacités à mieux vivre en société.

La promotion culturelle

            L’animation socioculturelle doit permettre un développement culturel des usagers. Les expressions culturelles émergeantes ou minoritaires recherchant des lieux appropriés et un soutien diversifié doivent pouvoir trouver un soutien auprès du Centranim. L’animation socioculturelle doit jouer ici pleinement son rôle de détecteur et soutenir l’auto-organisation progressive de ces expressions. Son intervention contribue, par la reconnaissance du droit à la différence, au partage et à l’intégration des diverses expressions culturelles.

 

documents à consulter :

charte d'animation

 





Historique

Bulle s’intéresse depuis longtemps à sa jeunesse, par le biais de sa commission de jeunesse. En 1997, Patrick Quartenoud rencontre Jean-Paul Oberson, puis la commission de la jeunesse, alors présidée par Anne Rod, dans le but d’ouvrir un lieu de rencontre pour la jeunesse en ville de Bulle. Un projet est porté devant le Conseil Général qui vote à l’unanimité (mis à part quelques votes blancs) son intention de créer un centre de loisirs. S'en suivent étude des besoins, création d’une fondation, engagement d’une animatrice et mobilisation de locaux.

En 2001, le Transbordeur ouvre ses portes dans les anciens pavillons de l’école secondaire, en Dardens. Cette nouveauté suscite vite un bel engouement, qui durera 2 ans. Ensuite, c’est la zizanie ! Quelques "délinquants" prennent le pouvoir par la force et occupent les locaux de jour comme de nuit. Ni l’emplacement, ni la vétusté des locaux, ni l’action de la police ne permettront d’enrayer la série de délits de ces jeunes. L’animatrice (seule à 50%) est dépassée et la Fondation décide l’engagement d’un autre animateur à 50%. La nouvelle équipe a une seule idée en tête : déménager.

Elle trouve des locaux à la limite de la salubrité, mais centrés, et qu’on peut fermer. Cette situation provisoire durera finalement près de 3 ans. Dans la cave, l’animation va se développer comme une bactérie, dans l’humidité, sans lumière naturelle et quasi sans aération. La fréquentation explose, les activités se multiplient et le temps de travail augmente. Un site internet présente les différentes activités qui s’y déroulent.

C’est avec soulagement que l’équipe emménage dans l'ancienne école de musique à l'automne 2007. Elle se met à l’ouvrage pour rendre ses nouveaux locaux agréables : peinture, pose de sol, aménagements divers, mise en place d’un programme, etc. L'ouverture en novembre 2007 démontre la fierté des jeunes face aux nouveaux locaux, leur sentiment d’avoir de la valeur et, par extension, d’être écoutés. Ils témoignent d’un grand respect pour leur nouvel endroit. En décembre, l’atelier bougies reçoit le succès désormais habituel : 1400 personnes franchissent le seuil pour y confectionner autant de bougies en 3 semaines.

Depuis, le Centranim ne fait que d'augmenter ses activités dans des locaux adaptés et bien occupés. L'équipe grandit et engage des apprentis ASE. En janvier 2011, le Centranim reprend l'activité enfants (6-12 ans) des mains d'Ebullition.
Le 1er janvier 2012, le Centranim est integré par la commune de Bulle, qui crée par la même occasion son service jeunesse, avec la volonté d'engager prochainement un travailleur social hors mur.

Le 31 juillet 2012, après 100 mois passés à la tête du Centranim, Patrick Quartenoud quitte ses fonctions. Il est relayé dès le 1er août 2012 par Gilles Cotton, qui quitte ses fonctions une année plus tard. Entre-temps, un travailleur social hors murs est engagé au 1er mars 2013 à 50%.

Le 1er septembre 2013, Maxime Pasquier endosse le costume de chef du service de la jeunesse et de responsable Centranim, entouré d'une équipe renouvelée, prête à s'attaquer à de nouveaux défis!